AvisPolar : Laisse Tomber - Petit Manuel de Survie en Milieu Grabataire de Nick GARDEL (Ed. du Caïman)

Bonjour mes Lecteurs,

 

J'ai rencontré Nick Gardel au salon du Polar de Fargues Saint-Hilaire cette année et j'ai été ravie également d'assister à la conférence organisée ce jour là où il intervenait avec deux autres acolytes concernant la place qu'occupe l'humour dans le polar.

 

Et justement, Nick Gardel a de l'humour à revendre. "Une plume aiguisée à l'humour noir" annonce Ian Manook, cité en couverture. Ca promet !

 

C'est donc revenue chargée de souvenirs mais aussi de son livre dédicacé que je m'en viens vous faire ce retour de lecture.

 

Et ce que je peux en dire c'est qu'il s'en passe des choses au 8 de l'allée Auguste Bartholdi.

Nous faisons connaissance avec Antoine Spisser, un rentier dans la cinquantaine qui n'a pas fait grand chose de sa vie. Tout le monde le prend pour le concierge de la Résidence alors qu'il n'en est rien.

 

Alors qu'il se démène pour changer le lustre de sa voisine Mme Demastien, la voilà qui éructe contre lui et dans un élan de générosité pour l'aider à lui faire fermer son clapet, sans crier gare il lui donne une gifle magistrale qui la fera tomber la tête la première sur la clé du tiroir qui s'enfoncera dans son crane. Elle venait alors de trouver la clé pour ouvrir les portes du Paradis, si peu qu'elle y soit admise.

 

L'incident aurait pu passer inaperçu sauf qu'un fait inattendu va arriver en la personne de Monsieur Orsini. Il a vu Spisser sortir de l'appartement de sa voisine d'en face et il fait chanter Antoine.

En échange de son silence, il devra tuer la voisine du dessus, Madame Greta Roggen. Quand à Monsieur Orsini, il va s'occuper d'une autre pensionnaire de l'immeuble qui ne veut pas que du bien à Monsieur Spisser également.

 

Chacun va donc vaquer à ses occupations meurtrières sous le nez et à la barbe d'un inspecteur de police nommé Geoffroy Berchtold qui n'est pas très futé, fut-il même le premier imbécile venu que la police ai trouvé pour enquêter sur le meurtre de la pauvre mais richissime Madame Demastien.

 

Un huis clos du troisième âge où les petits vieux ont de la ressource pour se compliquer le peu de vie qui leur reste.

Un polar bien noir avec la touche humour qui tache d'un rire jaune en coin et qui vous fera bouger les zygomatiques, si peu que vous sachiez apprécier les jeux de mots et autres boutades travaillées au Stéradent.

 

Extrait : On a beau être en pleine ville, le dernier agent immobilier qui a fait visiter un appartement ici n'avait que le mot "calme" à la bouche. C'est l'argument massue pour venir s'enterrer dans ce clapier. Une copropriété digne d'un mouroir de la Creuse. En combinant l'âge des occupants, on peut facilement remonter aux croisades ou plus loin encore. Ici le mètre carré vaut son pesant de grabataires. Des vieux os qui s'accrochent à leurs vieux intérieurs.

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