AvisPolar : L'Arménien de Carl PINEAU (Ed. Librinova)

Bonjour mes Lecteurs,

 

Voici un bon polar que je viens vous chroniquer en retour de lecture.

Ce roman revient sur la vie de l'Arménien, alias Luc Kazian, qui fut retrouvé sauvagement assassiné. L'inspecteur Brandt Greg, aidé de son collègue Joss Barrault, vont enquêter pour retrouver les assassins.

Le roman se raconte à la première personne du singulier, mais à deux voix : celle de la psychiatre Françoise de Juignan et de Bertrand , coiffeur et meilleur ami-comme un frère- de Luc. À l'aide des souvenirs qu'ils ont gardé de Luc, on va en apprendre un peu plus sur les circonstances de sa mort et savoir qui est le tueur.

On se retrouve entraîné dans les nuits nantaises, mafieuses, dangereuses, dirigées par la consommation excessive d'alcool, le "bizness" de la drogue, et la violence qui en découle.

Le personnage de Luc, bien que mort dès le départ, se retrouve vivant et propulsé en personnage principal par les deux autres protagonistes qui racontent. C'est très bien amené de la part de l'auteur qui a su en tirer toute la quintessence.

Texte très addictif, ponctué d'une écriture maîtrisée, en adéquation avec les lieux et l'époque. Tout est amené de manière intelligente et on ne peut pas faire autrement que d'éprouver de l'empathie pour ces personnages attachants aux failles et aux blessures sincères. 

Le twist à la fin suffit à me surprendre. Je ne l'avais absolument pas vu venir, pourtant en y repensant, les indices étaient bien distillés tout le long du récit. Mais totalement accaparée par ma lecture, je me suis jetée à corps perdu dans l'intrigue sans réfléchir.

Un très bon polar à la française retraçant ces nostalgiques années "Sexe, Drogue et rock and roll" des années 80. Et c'est sans attendre que je m'en vais de ce pas en causer au "Sicilien", la suite de cette trilogie des "Nuits Nantaises" du même auteur.

Bonne lecture, amis Lecteurs ! 

Extrait Après avoir éteint l'enseigne, je me réfugiait dans la réserve. Je m'affalai sur le stock de boites de gel qui traînait là depuis trois ans. Une nouvelle rasade de whisky m'apaisa un peu, je sortis un paquet de clopes de ma poche puis allumai une gitane maïs. J'aimais le goût de ce tabac mélangé à celui de l'alcool. Un plaisir de vioc ! Comme de baiser sans plastique.

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