AvisPolar : L'Appât du Gain de David MARTIAL (Autoédition)

Bonjour mes Lecteurs,

 

Voici un polar qui détient le record de l'année du roman le plus long que j'ai jamais lu avec - tenez-vous bien - pas moins de 1144 pages ! 

 

L'auteur est Bordelais et comme vous savez, mon amour et mon attachement pour les auteurs de ma région, forcément je me suis attaquée à ce pavé avec force et courage, bravant de ma motivation sans faille les nombreux instants de découragement qui m'ont permis de terminer ma lecture avec un grand soulagement.

 

Alors cette chronique que je viens vous faire est sans nul doute le meilleur moment qui soit puisque cela veut aussi dire que ça y est, j'en ai terminé et donc je peux vous en faire un retour de lecture.

 

Et je dois dire que je reste sur un sentiment plus que partagé, voire bien mitigé avec un ressenti plein de contradiction.

 

J'ai tout d'abord adoré l'histoire en elle-même, à savoir celle de l'équipe de flics à la brigade criminelle de paris, au fameux "36", avec à sa tête le lieutenant Théo Reyes à la moralité plus que douteuse.

 

Ils se retrouvent mêlés à une enquête d'un tueur en série qui sévit à la capitale alors que le quatuor de copains, dans le même temps, se livre à des activités illégales en toute impunité.

 

Ils vont s’empêtrer dans leur bourbier avec les mafieux russes, accumuler les cadavres, receler de la cocaïne piquée en perquis, et se retrouver à accumuler les bourdes en tout genre. 

 

Mais finalement, leurs affaires perso et leur enquête vont se recouper pour les entraîner dans un engrenage qui va finir par tous les dépasser, au point que certains n'en sortiront pas indemne.

 

Là où ça pêche, c'est la longueur du livre qui nous embarque dans une monumentale série de détails scabreux, des fameuses scènes de sexe (et il y en a beaucoup !) dont on n'a que faire et qui ne sert pas vraiment l'histoire.

Mais comme Théo ne peut pas rencontrer une nana sans la mettre dans son lit forcement ... 

 

Et que dire des innombrables répétitions, comme par exemple vous allez savoir par cœur que Théo Reyes adore courir trois fois par semaine et qu'il était un ancien militaire du CPA10, ou si vous ne connaissez pas encore la définition de la cardiectomie, vous l'apprendrez ici en piqûre de rappel sur plusieurs chapitres et vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas. 

 

Sans parler des personnages féminins qui, quand elle ne sont pas bonnes à être mises dans le lit de Théo, sont machiavéliques, torturées ou folles à liées ! Totalement sexiste et misogyne la façon dont les femmes sont décrites, y'en n'a pas une pour rattraper l'autre.

 

Et pourtant ...

 

L'histoire nous tient totalement en haleine, les personnages masculins sont crédibles en flics ripoux et criminels qui s'étoffent en profondeur et en noirceur au fil du roman, agrémenté d'un peu de passages gores qui peuvent en déranger certains trop sensibles, les énigmes et les pistes fusionnent, s’entremêlent et se multiplient pour nous surprendre plus d'une fois au final.

 

Voilà donc toutes mes contrariétés au sujet de ce livre.

 

J'ai tenu jusqu'à la fin car je voulais terminer le livre et connaître le fin mot de l'histoire mais en même temps j'ai voulu en finir rapidement avec ces policiers machistes, lourds, graveleux qui accumulent les erreurs et qui ne s'enfoncent plus qu'ils ne brillent par une quelconque intelligence.

 

Je n'ai pas été très captivée par ce roman policier, cela dit il aurait mérité une sérieuse relecture et correction pour être débarrassé de ces longueurs monotones.

Je ne suis pas sûre non plus que je lirai un autre livre de cet auteur. 

Je m'attendais à mieux. Tant pis ! 

Retour à l'accueil