AvisRomanNoir : Chaos de Famille de Franz BARTELT (Ed. Gallimard)

Bonjour mes Lecteurs,

 

Le titre évocateur de ce livre nous entraîne dans la folie pure d'une famille de dépressifs chroniques, sans foi ni loi, alcooliques et vivant comme des dépravés dans leur petit monde féérique de malades mentaux.

 

Tout part de Plonque, mari de Camina Rachot, nom d'épouse Plonque, d'une laideur sans nom et qui mène son petit monde à la baguette de façon très caractériel.

Toute sa famille vit dans la dépression et en ont constitué un des sacrements religieux les plus importants qui régissent leur vie.

 

Plonque, que sa femme repousse depuis douze ans, fantasme sur sa voisine Mme Quillard, qu'il surnomme affectueusement "Lamoule". 

 

Alors qu'une série de meurtres plombe la famille de sa femme, lui-même en profite plus que de raison d'aller s'encanailler avec la voisine, justement qui ne fait rien pour le repousser et bien au contraire, l'aguiche de ses formes généreuses.

 

Forcée par sa femme un soir de la raccompagner chez elle en voiture, ils eurent un accident et Plonque en profita pour simuler une "paralysie flasque".

 

Détesté de tout le monde, et n'ayant plus obligation de faire les corvées pour Camina ni même de lui parler, il va subir le rejet de son entourage, tant et si bien que sa propre femme va vouloir sa mort et passer à l'action en le jetant à l'eau.

 

Il trouvera un allié en la personne du croquemort Alban Pitaine qui a une vision bien à lui de l'amour qu'il porte aux femmes, un tueur en série qui aime étrangler ses amoureuses pendant l'acte sexuel, un réflex amoureux selon lui. 

 

Ce roman est un enchaînement de situation ubuesques, totalement sans dessus dessous, avec des personnages égoïstes, répugnants, affreux et méchants.

 

Le glauque côtoie le cynisme et le ton pince-sans-rire très caustique de l'auteur. On peut en rire comme on peut se révulser face aux outrages des actions commises, mais il est certain que la bêtise humaine et l'humour noir distillés dans ce roman aux allures très particulières ne sauraient vous laisser indifférent. 

 

Extrait : Dans ma jeunesse, avant de rencontrer Camina, je répondais à un prénom du calendrier, je ne me souviens pas lequel. Camina ne m'appelle jamais autrement que Eho !

"Eho ! J'n'ai plus d'café! Eho ! Passe-moi le programme ! Eho ! Quelle heure qu'il est ?"

Je m'y suis habitué et je trouve que ça sonne bien, moderne, sans être ridicule, concis sans être sommaire, et plutôt indémodable, avis personnel.

 

 

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