AvisThriller : Treize Jours de Arni THORARINSSON (Ed. Métailié)

Bonjour mes Lecteurs,

 

Je vais relever le défi de vous parler de ce thriller en treize secondes à peu près, vu que treize jours ou même treize heures, c'est beaucoup trop et que vous n'avez pas le temps de vous arrêter de vivre pour lire mes âneries.

 

Treize jours c'est donc le titre du livre mais c'est aussi la durée qu'a imposée Magret la petite amie d'Einar, protagoniste principal et journaliste au Journal du Soir à Reykjavik, pour qu'il la rejoigne car recherchée par Interpol et donc en fuite;

 

C'est aussi la durée de l'enquête que va mener l'équipe de journalistes envoyée sur le terrain en coopération avec le commissariat de Reykjavik pour résoudre le meurtre atroce d'une adolescente de 15ans.

 

Einar sera aidé de sa fille Gunnsa, photographe reporter dans le même journal que son vieux père, de sa collègue avec qui il a eu une aventure et du commissaire Jonas Palsson de la criminelle avec qui il a un passé troublant.

Ce journal qui subit de plein fouet une restructuration en interne, qui essaye malgré tout de garder le plus possible son indépendance et qui n'est pas au goût de tous.

 

Les protagonistes ont tous une addiction (alcool, toxicomane) et sont tous poursuivis par leurs propres démons. Les dérives y sont nombreuses et font pas mal de victimes surtout dans la jeunesse actuelle qui surfe également avec son temps avec l'utilisation dangereuse et frauduleuse des réseaux sociaux.

La seule pépite positive dans toute cette noirceur c'est Gunnsa et son enthousiasme à trouver l'assassin de Klara Osk, qui brille par son intelligence et sa détermination.

 

Un polar islandais pas nécessairement très intéressant. Je n'ai malheureusement pas accroché, les noms des personnages et des lieux qui sont totalement imprononçables m'ont laissé de marbre.

J'ai la sensation qu'ils sont tous dépressifs, ou alors c'est le style d'écriture de l'auteur qui m'a fait ressentir ça.

 

Je n'ai pas plongé tête baissée dans l'histoire, l'intrigue m'est passée sous le nez.

J'ai eu la désagréable impression que l'auteur nous sensibilise et moralise trop sur les faits de société tels que l'indépendance de la presse, la fragilité de la jeunesse et ses vicissitudes au lieu de nous laisser plonger dans l'histoire.

 

Et la fin, je ne l'ai pas comprise, je suis restée sur ma faim, car je me pose toujours la question : C'est qui le coupable en fin de compte ? 

 

L'Islande a beau être un merveilleux pays, je reste néanmoins réservée face à ce roman. 

 

Extrait : Mes pensées vont et viennent avant de se fixer sur l'article que j'ai relu aujourd'hui au sujet des mômes qui, poussés par je ne sais quel dégoût, décident de fuir leur existence. En fait, personne ne sait vraiment pourquoi.  Et les réponses toutes faites n'expliquent pas le phénomène. Leur décision s'explique parfois par l'isolement social, ils fuient le harcèlement que leur font subir d'autres gamins de leur âge, des adultes, voire des enseignants. Il arrive aussi qu'ils essaient d'échapper à un foyer en déliquescence, mais c'est loin d'être toujours le cas. Bien souvent, cette fuite les conduit dans un univers parallèle où la drogue règne en maître.                 

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