AvisRomanNoir : Autopsie d'un Monstre de Dakota OPFER (Autoédition)

Bonjour mes Lecteurs,

 

Le monstre dont il est question dans ce livre peut revêtir bien des apparences et c'est souvent de manière insoupçonnée qu'il se développe, à la vue de tous, sans se soucier de sa croissance.

 

L'auteure nous parle d'un sujet bien tabou de notre société : les violences conjugales. 

Celles qui ne laissent pas de traces mais qui pourtant détruisent de l'intérieur, qui enfoncent leurs crochets sadiques et s'accrochent à la moelle de la destruction.

 

C'est ce qui est arrivée à cette femme, cette inconnue qui narre son histoire de manière anonyme, comme pour exorciser ses vieux démons et leurs donner une identité connue de tous mais décriée de personne.

 

Pas de nom, ni de prénom, ni même un pseudonyme quelconque pour l'humaniser dans sa douleur de vivre. La violence des coups qui pleuvent transparait autant dans la violence des mots employés pour décrire l'insupportable.

 

Le lecteur subit autant qu'Elle reçoit, il assiste impuissant à la lente dégradation de son âme, à l'appauvrissement de tout espoir de rédemption et à l'enfermement du féminisme conquis et acquis de droit.

 

Cette mère de famille, harcelée incessamment par ses ex et poussée par un incroyable instinct de survie, va basculer dans l'engrenage de l'homicide.

Bafouée, humiliée et battue, Elle va se laisser submerger par sa nature primitive.

 

Son salut viendra d'un homme qu'Elle n'attendait pas, Ronan, qui va malgré Elle tout faire pour la protéger. Le lieutenant de police qui enquête sur ses meurtres va risquer jusqu'à sa carrière pour Elle. Jusqu'au point de non-retour ?

 

Extrait de la Préface de l'auteure : Certaines d'entre elles ont franchi le pas, basculant dans l'homicide, faisant la une des médias et bénéficiant d'une aura médiatique salvatrice. Au 19ème siècle, les conjoints violents étaient rarement condamnés, le tribunal leur trouvant souvent des excuses liées à leur condition sociale, l'épouse assassinée devenant une bien mauvaise victime.

Seule Louise Garot, en 1864, a été acquittée pour s'être défendue. C'est l'unique état de légitime défense reconnu pendant cette période. Très peu de cas de femmes ayant cherché à se protéger sont recensés, comparativement aux milliers d'autres mortes sous les coups de leur conjoint.

L'homicide n'est certes pas une solution, mais chacun de nous reste un meurtrier potentiel. Tout le monde s'accorde à ce sujet.

Un déclic suffit...

 

 

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