AvisPolar : Cadavres en Goguette de Jean-Pierre FERRIERE (Ed. French Pulp)

Bonjour mes Lecteurs,

 

Ce livre n'est pas tout jeune et son auteur l'a écrit en 1958 et fait édité en 1966. 

Il est aujourd'hui réédité par les édition french Pulp pour le plus grand bonheur des lecteurs afficionados tels que vous et moi.

 

Nous voilà en charmante compagnie à Orléans avec les sœurs Bodin, Berthe et Blanche, soixante-dix ans, qui nous gratifient de leur nunucherie.

Elles sont passées figure locale de la ville et jouissent d'une petite réputation depuis qu'elles ont aidé la police à résoudre une enquête.

 

Ayant été attiré par un article dans le journal La Dépêche qui parle d'un spectacle, le "Vrai mystère de la passion", les deux vieilles bigotes décident d'y aller et vont partir à l'aventure mais surtout se perdre dans Paris et rencontrer des gens fort peu recommandables.

 

S'en suivent des situations ubuesques, des quiproquos et malentendus qui s'entremêlent dans une histoire tarabiscotée mais qui tient la route malgré tout dans cette époque jadis où la scientifique n'avait pas encore trouvée sa place et dont les méninges des inspectrices amatrices en robes longues et chignons serrés ne sont pas en reste.

 

Ce petit polar bien sympa m'a rappelé les belles heures du cinéma à la Ventura, Blier, Blanche, les tontons flingueurs. C'est cette même ambiance que vous retrouverez dans le livre.

 

Ca peut paraître désuet et totalement démodé mais c'est le charme de ce livre bourré d'humour, d'actions croustillantes et la naïveté des vieilles filles est flagrante et ramène cette jovialité dans l'histoire qui peut prêter à sourire.

 

Extrait : Berthe et Blanche montaient dans le car. Elles hésitèrent longuement sur le choix des places puis, après quelques essais peu convaincants, se décidèrent pour le troisième rang, à la grande satisfaction des personnes qui attendaient, derrière elles, de pouvoir s'installer.

Quelques réflexions désagréables sur le manque de courtoisie de la jeunesse, émises par Blanche à haute voix, contraignirent un adolescent boutonneux à offrir son aide aux vieilles filles. L'ainée des sœurs Bodin accepta avec un sourire ironique, ne quittant pas le jeune homme des yeux tandis qu'il déposait les sacs de tapisserie et la serviette de cuir dans le filet à bagages.

 

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