AvisPolar : Blackout Baby de Michel MOATTI (Ed. 10/18 Coll. Grands Détectives))

Bonjour mes Lecteurs,

 

A peine sorti du Blackout londonien que je vous y replonge illico ! 

Mais cette fois ci, l'histoire est différente et pas des moindres puisqu'il s'agit pour l'ancien flic Dew et l'infirmière Amélia Pritlowe d'enquêter sur des meurtres en cascade de plusieurs femmes.

 

Alors que vient faire une infirmière là-dedans me direz-vous ? Tout simplement parce que ce fut la fille de la dernière victime du célèbre Jack l'éventreur, qu'elle connait trop bien le profil type de cet assassin qu'elle a cherché à arrêter et Dew, exerçant comme privé, va se servir de ses connaissances en la matière pour son enquête. 

 

Au début réticente de se replonger dans ce genre d'affaire, elle va finalement accepter d'aider le détective afin d'appréhender ce sérial killer, surtout quand elle apprendra que des enfants sont visés.

Cette affaire va également lui permettre de tracer un trait définitif à ce passé qui assombrissait sa vie jusque là.

 

C'est un bon polar que nous présente l'auteur déjà par l'exactitude et la véracité de certains faits historiques mais également parce que dès les premières pages nous connaissons le tueur, Gordon Cummings, qui a réellement existé, et que nous suivons dans ses meurtres.

L'homme en question s'en prend à des femmes dès l'apparition du couvre-feu lors des bombardements.

 

L'auteur fait évoluer favorablement ses personnages dans cette ambiance sombre et nostalgique. Il nous montre que la vie ne s'arrête pas avec la guerre et qu'elle engendre une peur constante et grandissante de la part de ses habitants.

 

La fiction se confond avec la réalité et reussi à nous transporter dans une histoire cohérente et saisissante. 

 

 Extrait : Le site fut longtemps méprisé à cause des nombreuses fosses communes que les habitants creusèrent pour y reléguer les morts des épidémies, entre août et octobre 1665, et qui empuantirent le quartier pendant des mois, au point de lui laisser à jamais un parfum lugubre. 

On raconte que la peste s'arrêta à chaque maison de Marylebone Lane et qu'elle emporta au moins un habitant dans chacun de ses foyers.

 

 

 

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