AvisPolar : Tel est pris qui croyait pendre de Cicéron ANGLEDROIT (Ed. Palemon)

Bonjour mes Lecteurs,

 

Je vais vous parler de "Tel est pris qui croyait pendre" de Cicéron ANGLEDROIT paru en 2019 aux éditions Palemon.

Je n'ai découvert qu'à la lecture de celui-ci que c'était le dixième ouvrage de l'auteur.

 

C'est l'histoire d'un pendu et d'un tué par balle, assassinés à Vitry,  à qui on découvre des origines bretonnes, notamment du côté de Combrit, Quimper et Concarneau.

Nos enquêteurs dépaysés vont devoir fouiner dans une conserverie de la zone portuaire concarnoise, où leur flair ne décèlera pas que des odeurs de bulots.
 

L'auteur est formidable. Dès la première phrase, on rit. Et ça ne s'arrêtera qu'à la fin de l'histoire, autant vous dire que vous allez passer un excellent moment. 

 

Le décor en Bretagne est pittoresque, pas trop non plus, ce n'est pas un guide de voyage, les personnages sont affublés de noms à calembour hauts en couleur, les femmes sont belles, les gars sont moyens et le fameux René qui lui est merveilleux et sort du lot.

 

Quelle couillon, celui-là ! Il en paye pas une, le gonze, et se lâche totalement sur la boisson à vous faire battre le record absolu du taux d'alcool dans le sang. Il arrivera à vous sortir à tous les coups LA petite phrase qui fait mouche :

"Dis ? Tu trouves pas que la moule bretonne a un goût d'huitre ?"

 

J'ai ri du début à la fin. Le trait humoristique en fil rouge arrive à remettre l'enquête policière en intrigue secondaire. 

J'en viens même à regretter de n'avoir pas lu les précédents tomes tellement je me suis sentie revigorée dans ma lecture. 

 

Un polar humoristique aux allures d'un livre "feel good" que je vous recommande fortement. Et si vous pouvez lire les neufs autres avant, ce serait encore mieux. Vous pouvez avoir l'historique des personnages en préface même si les livres peuvent être lu indépendamment les uns des autres. Un coup de coeur énorme.

 

Extrait : - M'en parle pas ! T'avais pas raison, mais quand même. Une ravagée d'la moule, celle-là ! On voit qu'elle vient d'un port. Elle avait rien piqué, mais elle m'a niqué mon rasoir électrique pour se faire le maillot. Y avait du boulot, certes. A peine que j'arrivais de chez toi qu'elle m'a sauté dessus.

J'ai bien essayé de freiner ses hardeurs (j'écris comme il pense), mais elle m'a balancé qu'après ce que je lui avais fait subir la veille, c'était son tour. Elle m'a désapé comme une folle, et comme elle me trouvait trop poilu, elle a décidé de me faire aussi l'maillot avec mon rasoir qui coupait plus.

Elle a commencé aux ciseaux et fini à la tondeuse. On aurait dit qu'un matou s'était fait les griffes sur mon service trois pièces...

On rigole.

 

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