AvisPolar : Territoires de Olivier NOREK ( Ed. Michel Lafon )

Bonjour mes Lecteurs,

 

Je vais vous parler de "territoires" écrit par Olivier NOREK en 2014 et paru aux éditions Michel Lafon. C'est le deuxième opus d'une trilogie, dont le premier était " Code 93" et le troisième "Surtensions".

Comme vous savez, Olivier est un lieutenant de la dpj93 et point de vérité cachée dans ce personnage fictif de Victor Coste, il ressemble bien à son auteur. 

 

Nous retrouvons dans ce deuxième volet le groupe du capitaine Coste en pleine enquête dans la cité de Malcany dans le 93.

Les trafiquants sont remplacés par un autre caïd qui va donner du fil à retordre aux services de police. Trois assassinats en lien avec le trafic de stupéfiant qui fait vivre la ville et ses habitants. 

 

Même la mairie doit s'adapter et gérer une liaison dangereuse qui l'unit aux petites frappes de banlieues pour une paix illusoire et fragile qui se fracture alors comme on craque une allumette.

Coste et son équipe sont chargés de rétablir un semblant d'ordre dans cet enfer des banlieues où violence des cités et isolement des jeunes sans repères sont le flot quotidien de leurs habitants.

 

J'ai trouvé l'histoire tellement vivante, criante de vérité. Les faits sont racontés sans fioriture et vont à l'essentiel au profit de l'action et du dynamisme de ses dialogues. 

 

Une fiction qui pourtant se mêle au réalisme du terrain, qui nous décrit les enjeux politique de cette économie souterraine dont les pouvoirs publics s'accommodent au seul profit du pouvoir et de sa conservation. 

 

Un très bon roman policier qui sent le vécu, qui constate sans juger, qui interpelle et interroge sur l'inaction du pouvoir en place.

Quid des travailleurs sociaux qui s'évertuent à faire bouger les choses ?

Grosse pincée au coeur pour Monsieur Chat ( vous comprendrez en le lisant ). 

 

 

Extrait : Il attrapa le pain de résine encore collante et le fit tourner dans ses mains

 - Dommage que cela pourrisse les cités.

 - On peut le voir comme ça. C'est aussi ce qui les fait vivre. Une des raisons pour laquelle l'état refuse de dépénaliser. La vente de cannabis rémunère une partie de cette population dont on ne sait pas quoi faire. Si on leur retire ce gagne-pain, ils devront trouver une autre ressource de revenus. Braquage, prostitution, enlèvements. C'est un moindre mal dans une situation sans issue.

 

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