AvisThriller : A la vie, à la mort de Colette MACBETH ( Ed. Les Escales  )

Bonjour mes Lecteurs,

 

Je vais vous parler de A la vie, à la mort de Colette MCBETH paru en 2015 en France aux Editions Les Escales.

Colette MCBETH est une auteur Britannique et correspondante journaliste pour la BBC, comme son héroïne Rachel.

 

C'est un thriller psychologique époustouflant que nous offre l'auteur sur l'amitié fusionnelle qui peut parfois devenir destructrice comme ici. 

 

La narratrice de ce roman est donc Rachel, journaliste correspondante pour NNN, et s'adresse à sa meilleure amie Clara par des lettres qu'elle lui écrit. Elle a décidé de commencer son histoire depuis la disparition de Clara. Chaque retour dans le passé met en évidence un trait de caractère des deux copines, une mise en lumière de certains côtés psychologiques spécifiques de leur histoire commune.

 

Ce livre nous plonge dans les liens sentimentaux extrêmement exacerbés qui se construisent au fil des années, là où à l'adolescence on se cherche une identité, une personnalité, ce que les deux jeunes filles vont trouver dans leur relation exclusive. Mais au fil des années, cette amitié leur pèse et Rachel se questionne : Ne serais-tu pas devenue trop envahissante, chère amie ? Elle a la réponse depuis si longtemps qu'elle ne la cherche même plus quand elle rédige sa lettre. Parce qu'elle est sait qu'elle sera l'issue, l'alternative qui se révèlera à elles.

 

Le scénario de leur vie reflète les méandres psychologiques de l'auteur. Un arrière gout de vengeance et de manipulation transparait parfois. La narratrice a écrit cette lettre comme un hommage à cette amitié si particulière, qu'elle soit belle et solide comme toxique et nocive. 

 

Un bon thriller à lire, j'ai apprécié notamment le revirement de la fin, comme la délivrance de toute cette construction angoissante que j'ai partagé au fil des pages avec la narratrice. 

 

 

Extrait : L'ironie, c'est que Jonny et moi n'aurions pas été ensemble ce week-end là de toute façon. Il aurait dû se trouver en Afghanistan, ce qui n'aurait pas été facile, mais quand quelqu'un vous manque et que vous savez que son absence se justifie, cela n'a rien à voir avec ce que je vivais, avec l'incertitude, avec cette torture.

Une immense fissure s'était ouverte dans mon univers et avait englouti les deux êtres que j'aimais le plus au monde. Et je n'avais rien vu venir. tout ce qu'il me restait maintenant, c'était les dégâts qu'elle avait causés. 

 

 

 

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